si vous savez ! – Ils diront : « À Allah. » – Dis : « Comment donc pouvez-vous vous laisser ensorceler ? » – jusqu’à Sa parole : « Allah ne S’est point attribué d’enfant, et il n’existe aucune divinité avec Lui ; autrement, chaque divinité s’en irait avec ce qu’elle a créé et les unes prendraient le dessus sur les autres. Gloire à Allah ! Il est au-dessus de ce qu’ils décrivent. »
Il a encore dit : « La plupart d’entre eux ne croient en Allah qu’en demeurant polythéistes. »
[Le monothéisme selon les théologiens]
C’est par ces versets, entre autres, que l’on saisit l’erreur commise à propos du terme « tawḥîd » (l’unicité). En effet, la majorité des théologiens spéculatifs qui traitent du tawḥîd dans leurs ouvrages de kalâm (dialectique théologique) et de raisonnement se contentent de le diviser en trois catégories. Ils disent : Il est Un dans Son essence, sans second ; Un dans Ses attributs, sans pareil ; Un dans Ses actes, sans associé. Parmi ces trois catégories, la plus connue, à leurs yeux, est la troisième : le tawḥîd des actes, c’est-à-dire l’affirmation qu’un seul Créateur a fait le monde. Pour l’étayer, ils invoquent ce qu’ils appellent l’argument de l’impossibilité du conflit des volontés créatrices, entre autres, et s’imaginent que cela constitue, à lui seul, le tawḥîd.