nécessaire par essence, se suffisant à Lui-même, sans commencement, éternel ; Il ne saurait être soumis ni à l’apparition d’un état nouveau ni à la disparition. Ils L’ont donc décrit par ce dont l’existence est impossible, a fortiori par ce qui serait nécessaire, effectif ou antérieur au temps.
[Madhab d’Ibn Sînâ et de ses partisans]
Une autre faction de philosophes et de leurs adeptes s’est rapprochée de cette voie : ils ne Lui attribuent que des négations ou des relations, sans reconnaître les attributs affirmatifs, et Le réduisent à « l’existence absolue », à condition qu’elle demeure entièrement indéterminée.
Or la raison la plus évidente établit qu’un tel concept n’existe que dans l’esprit, jamais hors de lui, parmi les êtres réels. De plus, ils ont soutenu que l’attribut se confond avec l’Essence : ils ont fait de la science l’identique du Savant, contredisant les évidences premières ; puis ils ont encore assimilé chaque attribut aux autres, ne distinguant plus entre science, puissance et volonté, niant ainsi les connaissances les plus nécessaires.