et que l’autre ne possède pas ces facultés, le premier est alors plus accompli que le second.
C’est pourquoi Dieu – exalté soit-Il – a blâmé ceux qui vouent un culte à des êtres dépourvus de ces attributs. À propos d’Abraham, l’ami intime, Il dit : « Ô mon père, pourquoi adores-tu ce qui n’entend pas, ne voit pas et ne peut absolument rien pour toi ? » (Coran 19, 42). Il rapporte encore dans le même récit : « Demandez-leur donc, s’ils peuvent parler ! » (Coran 21, 63). Et Il ajoute : « Les entendent-ils quand vous les invoquez ? • Vous profitent-ils ou vous nuisent-ils ? » Ils dirent : « Nous avons trouvé nos pères agissant ainsi. » Abraham reprit : « Avez-vous donc réfléchi à ce que vous adorez, vous et vos plus anciens ancêtres ? Ils sont tous pour moi des ennemis, sauf le Seigneur des mondes. » (Coran 26, 72-77).
Il en va de même dans l’épisode du veau au temps de Moïse : « Ne virent-ils pas qu’il ne leur parlait pas et ne les guidait en aucune voie ? Ils l’adoptèrent pourtant, et ils étaient injustes. » (Coran 7, 148). Le Très-Haut dit encore : « Dieu propose la parabole de deux hommes : l’un est muet, incapable de rien, pesant fardeau pour son maître ; où qu’il l’envoie, il ne rapporte aucun bien. Est-il comparable à celui qui ordonne la justice et marche sur une voie droite ? » (Coran 16, 76).
Ainsi, le Coran oppose le muet impuissant à celui qui prescrit la justice et chemine sur une voie rectiligne.