c’est dans ce sens que le Prophète ﷺ a déclaré : « al-ʿajmāʾ jubār » — la bête muette n’engage aucune responsabilité.
Il en va de même pour le terme ʿamā (la cécité). Les Arabes disent : « ʿamā-l-mawju yaʿmī ʿamyan » quand la vague projette débris et écume ; « al-aʿmiyān » — les deux aveugles — pour désigner le torrent et le chameau rendu furieux ; et « ʿamiya ʿalayhi-l-amru » lorsque l’affaire devient obscure. C’est dans ce sens que le Très-Haut dit : « Ce jour-là, toute nouvelle leur sera voilée. »
Certes, on pourrait objecter que certains de ces exemples se ramènent simplement à l’absence d’une qualité que le support est apte à recevoir, comme le son ; mais d’autres concernent des supports qui, par nature, ne sauraient posséder pareille qualité, tel le fait de dire que les idoles sont mortes.
- Les choses inanimées peuvent donc, elles aussi, être qualifiées de vivantes, car Dieu — exalté soit-Il — a le pouvoir de créer la vie au sein des objets inertes, tout comme Il fit du bâton de Moïse une créature vivante qui engloutissait cordes et bâtons.