Il en va de même pour la science et l’ignorance, la surdité, le mutisme et tout ce qui s’y apparente.
Deuxième point : on peut objecter que cette classification se recoupe, car le couple ʿadam wa-malaka (privation et habitus) se trouve déjà inclus dans l’opposition affirmation/négation, dont il n’est qu’un sous-genre ; de même, al-mutadāyifān (les relatifs) relèvent des contraires, sans constituer autre chose qu’une espèce particulière de cette catégorie.
S’il rétorque : « Par affirmation et négation, je n’entends pas ce qui englobe la privation et l’habitus ; j’entends que l’on nie d’une chose ce dont elle n’est pas susceptible, et c’est pourquoi l’on considère parmi ses propriétés qu’il n’est pas impossible pour l’un des deux termes de se transformer en l’autre »,
nous répondrons de deux façons :
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Tout au plus cela revient à diviser la négation en deux espèces : la première est la négation de ce qu’une chose peut revêtir, la seconde la négation de ce qu’elle ne peut en aucune manière revêtir.
À la première correspond l’affirmation de ce qu’elle peut revêtir sans que cela lui soit nécessaire ; à la seconde, l’affirmation de ce qui doit impérativement lui appartenir. Il s’agit donc, en définitive, de nier l’impossible et d’affirmer le nécessaire. Ainsi, lorsque nous disons : « Zayd est un être vivant », nous affirmons un attribut nécessaire ; et lorsque nous disons : « Zayd n’est pas une pierre », nous nions un attribut impossible.
Sur cette base, les êtres contingents, susceptibles aussi bien d’exister que de ne pas exister,