car les voies menant à la certitude de la véracité du Messager sont multiples, comme nous l’avons détaillé ailleurs.
Parmi leurs égarements figure aussi leur présomption que la méthode qu’ils ont empruntée serait forcément valide, alors qu’elle peut très bien être invalide. S’ajoute leur conviction que ce qu’ils opposent au témoignage révélé relèverait de vérités rationnelles, alors qu’ils se trompent : pesées à la balance exacte, les objections qu’ils dirigent contre le Livre et la Sunna appartiennent au registre de l’inconnu conjectural et non à celui des vérités intelligibles avérées. Ce point, lui aussi, a été longuement traité ailleurs.
[Parmi les attributs divins, certains sont connus par la raison]
Le propos, ici, est que certaines qualités d’Allah peuvent être appréhendées par la raison : ainsi sait-on qu’Il est Savant, Puissant et Vivant, comme l’indique Sa parole : « Celui qui a créé ne saurait-Il pas ? » (Coran 67, 14).
Les théologiens affirmant les attributs s’accordent — selon les plus rigoureux d’entre eux — à reconnaître qu’il est possible de conclure par la raison qu’Il est Vivant, Savant, Puissant et Volitif ; de même, l’audition, la vue et la parole s’établissent rationnellement pour ceux-là.
Mieux encore, l’amour, la satisfaction et la colère peuvent également être démontrés par la raison.
De la même manière, Son élévation au-dessus des créatures et Sa transcendance à leur égard comptent parmi les vérités accessibles à la raison, tout comme