Un autre groupe prétend que la création temporelle du monde relève de ces fondements, et que la connaissance du Créateur n’est possible qu’après avoir démontré cette création ; or, affirment-ils, on ne peut l’établir qu’en prouvant la contingence des corps, contingence qui, elle-même, ne se constate qu’à travers la contingence des attributs ou celle des actes qui y résident. Ils font donc de la négation des actes du Seigneur et de la négation de Ses attributs des principes indispensables pour établir la prophétie.
Ces mêmes personnes refusent qu’on invoque le Coran et la Sunna pour réfuter leur doctrine : persuadées que la raison entre en conflit avec la Révélation — laquelle, à leurs yeux, procède pourtant de la raison —, elles estiment qu’il faut lui donner la priorité, et que la Révélation doit être soit interprétée de façon allégorique (taʾwîl), soit laissée à Allah quant à son sens (tafwîḍ).
En réalité, elles n’acceptent pas davantage que l’on se serve du Coran et de la Sunna pour appuyer leur propre position, pour les raisons déjà évoquées.
Ces gens s’égarent de plusieurs manières :
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Ils pensent que la Révélation n’est parfois qu’une information transmise par voie de reportage, alors qu’il n’en est rien ; le Coran présente en effet des preuves rationnelles concernant les questions religieuses avec une clarté et une force que l’on ne retrouve pas dans les écrits des maîtres de la dialectique, si bien que ces questions relèvent tout à la fois de la Loi et de la raison.
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Ils s’imaginent que la véridicité du Messager ne peut être connue que par la méthode précise qu’ils ont suivie ; ils se trompent indubitablement en limitant ainsi les voies qui établissent sa véracité,