les arguments rationnels qui y conduisent, les met en lumière et y attire l’attention, ainsi qu’Allah l’a rappelé à maintes reprises ; en effet, Il a exposé, dans nombre de versets qui en témoignent, Son unicité, Sa puissance, Sa science et d’autres attributs, fournissant ainsi aux serviteurs l’orientation et la preuve recherchées. De même, Il a clarifié ce qui établit la mission de Ses prophètes, ainsi que la résurrection et sa possibilité.
Ces questions relèvent donc de la Loi à un double titre : d’une part parce que le Législateur les a rapportées, d’autre part parce qu’Il a présenté les arguments rationnels permettant de les établir. — Les paraboles énoncées dans le Coran constituent d’ailleurs de véritables raisonnements déductifs, comme cela a été développé ailleurs — ; elles sont donc également saisissables par la raison.
[La corruption des preuves des théologiens spéculatifs]
Nombre de théologiens spéculatifs qualifient ces questions de « fondements rationnels », convaincus qu’on ne peut les connaître que par la seule raison ; à leurs yeux, la Révélation n’est qu’une information transmise par un véridique, et la véracité de ce véridique — le Prophète — ne peut être établie qu’après avoir acquis, par la raison, la certitude de ces fondements.
Ils divergent ensuite sur la nature des fondements nécessaires pour prouver la prophétie. Ainsi, un groupe soutient que l’appréciation rationnelle du bien et du mal appartient à ces fondements, qu’il est impossible d’établir la prophétie sans elle, et ils considèrent le déni de la prédestination comme une chose que la raison réfute.