ou dans ses actes, il dépend de cet autre et ne saurait se suffire à lui-même ; que dire, dès lors, de celui qui mange et boit ? Or celui qui se nourrit possède un intérieur creux, tandis que l’Être compact, as-Samad, est plus parfait que l’être qui mange et boit. Voilà pourquoi les anges sont des êtres samad : ils ne mangent ni ne boivent.
Nous avons déjà établi que toute perfection constatée chez une créature revient, à plus forte raison, au Créateur, et que tout défaut dont une créature est exempte doit, a fortiori, être écarté de Lui. La Révélation a exclu semblable imperfection en plusieurs passages, notamment dans cette parole : « Allah, as-Samad » ; or as-Samad est Celui qui n’a point de cavité et ne mange ni ne boit. Cette sourate constitue, à elle seule, la « généalogie » du Tout-Miséricordieux.