Les voies qui permettent de connaître ce qu’il faut nier à propos de ce dont le Seigneur doit être purifié sont vastes ; il n’est donc nullement nécessaire de se limiter à la seule négation de l’assimilation (tashbîh) ou de la corporéité (tajsîm), comme l’ont fait ceux dont la compréhension est déficiente et l’effort insuffisant. Ces derniers se sont contredits et ont distingué entre des choses semblables, si bien que, chaque fois qu’un interlocuteur affirmait un attribut, celui qui le rejetait prétendait que cela impliquait l’assimilation.
De la même manière, les Qarmates ont invoqué ce procédé pour nier toute chose, jusqu’à renier même la négation. Ils disaient : « On ne doit pas dire qu’Il est existant ni qu’Il ne l’est pas ; qu’Il est Vivant ni qu’Il ne l’est pas », car, selon eux, cela reviendrait à L’assimiler à l’existant ou au non-existant. Ils en sont ainsi venus à nier les deux contraires à la fois, ce qui est manifestement impossible. De plus, leur position les conduit nécessairement à L’assimiler aux choses inexistantes, aux impossibilités et aux corps inanimés, bien plus gravement encore que l’assimilation aux êtres vivants parfaits qu’ils prétendaient éviter.
Les voies de Sa purification et de Sa sanctification à l’égard de tout ce dont Il doit être exempt sont donc nombreuses et n’ont nul besoin de ces extravagances.
Il a déjà été établi que tout ce que l’on nie à Son sujet – exalté soit-Il – est nié