qu’il Lui est impossible de ne pas exister ni même de commencer d’exister, et l’on sait qu’Il est indépendant de tout ce qui n’est pas Lui : l’être qui, pour satisfaire ne fût-ce qu’une partie de ses propres besoins, dépend d’un autre n’existe pas par lui-même ; il existe à la fois par lui-même et par cet autre qui lui procure ce dont il a besoin, si bien qu’il n’existe qu’au moyen de lui. Or Lui – exalté soit-Il – est riche de tout ce qui n’est pas Lui ; tout ce qui contredit Son autosuffisance est donc exclu de Sa perfection.
Il est Tout-Puissant et Fort ; tout ce qui est incompatible avec Sa puissance et Sa force est écarté de Lui. Il est, glorifié soit-Il, le Vivant, le Soutien (al-Qayyûm) ; tout ce qui s’oppose à Sa Vie et à Sa souveraine sustentation est également nié à Son sujet.
[2- qu’Il ait un semblable ou un égal parmi Ses créatures]
En somme, la Révélation a établi pour Lui les plus beaux Noms et les attributs de perfection qu’elle énonce ; tout ce qui les contredit, elle le rejette, de même qu’elle Lui refuse tout pareil ou équivalent. En effet, affirmer une chose revient à nier son contraire ainsi que ce que ce contraire implique ; la raison saisit cette négation tout comme elle saisit l’affirmation de l’opposé : affirmer l’un des deux contraires, c’est nier l’autre et tout ce qu’il entraîne.