qu’en exclut formellement la Révélation ; à défaut, il ne serait pas licite de les nier, pas plus qu’il ne le serait de les affirmer.
En outre, dans la réalité même, il faut nécessairement qu’il existe une différence entre ce qui Lui est affirmé et ce qui est nié de Lui. En effet, des choses identiques quant à la possibilité, à la nécessité ou à l’impossibilité ne sauraient être distinguées les unes des autres par la seule possibilité, nécessité ou impossibilité. Il faut donc que ce qui est nié se voie attribuer une caractéristique propre justifiant sa négation, et que ce qui est affirmé se voie attribuer une caractéristique propre justifiant son affirmation.
On peut exprimer cela en disant : il faut qu’il existe un principe qui rende nécessaire la négation de ce qu’il convient de nier d’Allah – tout comme il faut un principe qui établisse ce qu’il convient de Lui affirmer. Si la Révélation suffit, c’est qu’elle informe sur la réalité telle qu’elle est ; dès lors, qu’est-ce qui, dans la réalité même, distingue l’un de l’autre ?
[Le texte révélé et la raison affirment à Allah les attributs de perfection et Lui nient :
1- ce qui contredit Ses attributs de perfection]
On dira donc : tout ce qui contredit les attributs de perfection établis pour Allah Lui est absolument impossible, car l’affirmation de l’un des deux contraires implique nécessairement la négation de l’autre. Ainsi, une fois établi qu’Il existe, qu’Il est nécessairement existant par Lui-même, qu’Il est éternel, nécessairement sans commencement, on sait que l’inexistence Lui est impossible.