comme leurs mains, puis l’on irait jusqu’à évoquer l’estomac, les entrailles, l’organe sexuel et tout ce dont Allah est infiniment exempt. Gloire et pureté à Lui : qu’Il soit exalté, infiniment au-dessus de ce que profèrent les injustes.
On dira donc à celui qui nie ces descriptions tout en affirmant les attributs rapportés par les textes et d’autres encore : quelle différence y a-t-il entre ce que tu rejettes et ce que tu admets, si tu te contentes de nier le tashbîh (assimilation) et considères que cette simple négation suffit pour établir un attribut ? Il faut bien qu’il existe, dans la réalité même, une distinction effective.
Erreur consistant à fonder la négation sur l’absence de transmission scripturaire
S’il objecte : « Le critère décisif est la révélation : j’affirme ce qu’elle rapporte et je m’abstiens d’affirmer ce qu’elle ne rapporte pas », on lui répondra : premièrement, la révélation est le rapport du Véridique au sujet de la réalité telle qu’elle est. Tout ce qu’Il rapporte – négation comme affirmation – est vrai. L’information fait office de preuve au sujet relaté, et une preuve ne s’inverse pas : de son absence ne découle pas forcément l’inexistence de ce qu’elle établit. Ainsi, ce que la révélation ne mentionne pas peut parfaitement exister en soi, dès lors qu’elle ne l’a pas nié. Or il est manifeste que la révélation n’a pas nié l’ensemble de ces choses sous leurs noms particuliers ; il faut donc mentionner ce