et contre les autres mécréants, un propos de cette nature ; bien au contraire, il s’agit là d’une parole innovée que les salaf et les imâms ont condamnée.
Section
L’erreur consistant à se contenter, pour affirmer un attribut, de la seule négation du tashbîh (assimilation)
Quant aux voies de l’affirmation, il est également établi qu’il ne suffit pas, pour celui qui affirme, de se borner à nier l’assimilation ; car, si la simple négation du tashbîh suffisait pour établir un attribut, il deviendrait alors permis de décrire Allah – qu’Il soit exalté – de membres et d’actes innombrables qui Lui sont impossibles, à condition d’en nier la ressemblance, et même de Lui attribuer des déficiences qui Lui sont interdites en niant toujours toute assimilation. Ainsi, un calomniateur pourrait dire qu’Il pleure, qu’Il s’attriste, qu’Il a faim ou soif tout en niant la ressemblance ; ou encore déclarer : « Il mange, mais pas comme mangent les serviteurs ; Il boit, mais pas comme ils boivent ; Il pleure et Il s’attriste, mais pas comme eux », à l’image de ceux qui disent : « Il rit sans que ce soit comme leur rire, Il se réjouit sans que ce soit comme leur joie, Il parle sans que ce soit comme leur parole. » Il serait tout aussi loisible d’affirmer : « Il possède de nombreux membres, non comme les leurs, » comme on avance : « Il a un Visage, non comme leurs visages, et deux Mains, non… »