et hait ; ou encore à celui qui Le décrit comme S’élever (istiwāʾ) au-dessus du Trône, descendre, venir ou arriver, ou comme possédant un Visage, une Main, etc. — si ce dernier objecte : « Cela implique le tajsīm (anthropomorphisme), car nous ne connaissons d’être qualifié de telles choses que ce qui est un corps », les affirmateurs répliquent : « Vous-mêmes L’avez qualifié de vie, de science, de puissance, d’ouïe, de vue et de parole ; or il en est exactement de même. Si vraiment ces attributs ne peuvent être conférés qu’à un corps, les autres aussi ; et s’il est possible qu’un être non corporel reçoive l’un des deux groupes d’attributs, l’autre lui convient tout autant. Distinguer entre eux revient donc à séparer deux réalités identiques. »
De là, puisque réfuter ceux qui attribuent à Allah, le Très-Haut, des imperfections par cette voie s’est révélé une démarche viciée, aucun des salaf ni des imâms ne l’a empruntée : nul d’entre eux n’a jamais parlé d’Allah en recourant au terme « corps », ni pour l’affirmer ni pour le nier, pas davantage qu’il n’a usé des notions de « substance », de « prise de place » et assimilées. Ce sont, en effet, des expressions équivoques qui n’établissent aucune vérité et n’annulent aucun faux. C’est pourquoi Allah n’a pas mentionné, dans Son Livre, parmi les griefs qu’Il formula contre les Juifs