Quatrièmement : les adeptes de cette méthode se contredisent. Chaque fois que l’un d’eux affirme un attribut, son contradicteur l’oblige à accepter, par parallélisme, un autre attribut qu’il reconnaît ; et chaque fois que l’un d’eux en nie un, l’autre l’oblige à nier, pour les mêmes raisons, celui qu’il admet.
Ainsi, lorsque les affirmateurs des attributs—tels que la vie, la science, la puissance, la parole, l’ouïe et la vue—entendent les négateurs, comme les Muʿtazila, leur objecter : « C’est là du tajsîm (anthropomorphisme), car ces attributs sont des accidents, or un accident ne subsiste que dans un corps ; nous ne connaissons d’être qualifié de tels attributs que ce qui possède un corps », ils leur répondent : « Vous-mêmes dites qu’Il est vivant, savant et tout-puissant, tout en affirmant qu’Il n’est pas un corps, alors que, d’après votre propre expérience, vous ne connaissez aucun être vivant, savant et puissant qui ne soit corporel. Vous Lui avez donc attribué ce que vous ne connaissez pas ; nous faisons de même. »
Ils ajoutent encore : « Vous avez admis un être vivant, savant et puissant, mais dépourvu de vie, de science et de puissance ; c’est là une contradiction qui s’impose à la raison avec une évidence immédiate. »
De plus, ces mêmes affirmateurs, lorsqu’ils s’adressent à celui qui reconnaît qu’Il Se satisfait, Se met en colère et aime