est lui-même désigné par homonymie pure, par univocité ou par analogie graduée ; de la même façon que l’on s’est embrouillé en affirmant ou en niant les aḥwāl (états), en se demandant si le non-existant est « quelque chose » ou non, et en débattant pour savoir si l’existence des êtres s’ajoute ou non à leur quiddité.
Chez maints maîtres du raisonnement dialectique, ces questions ont engendré un grand trouble et de multiples contradictions : l’un d’eux soutient tour à tour deux thèses opposées, prête à d’autres des propos qu’ils n’ont jamais tenus, ou demeure lui-même plongé dans le doute et la perplexité. Nous avons, par ailleurs, traité en détail ces sujets ainsi que les confusions, erreurs et errements qu’ils ont suscités chez les théologiens spéculatifs et les philosophes, d’une manière qu’il serait impossible de condenser dans ces quelques lignes.
Nous y avons établi que la position correcte veut que, dans la réalité extramentale, l’existence de chaque chose soit identique à sa quiddité même, concrètement existante, alors que la quiddité conçue dans l’esprit diffère de ce qui existe hors de lui ; en outre, le terme « existence » est, à cet égard, comparable au mot