et il a traité la question en détail à de nombreuses reprises, y montrant que le dénominateur commun universel n’existe hors de l’esprit qu’en étant déterminé et limité, que le fait pour les êtres d’« partager » un aspect signifie seulement qu’ils se ressemblent sous ce rapport, et que cette notion générale peut être appliquée aussi bien à l’un qu’à l’autre ; il ne s’ensuit nullement qu’ils aient, dans la réalité externe, une chose concrète qui leur soit commune. Chaque existant, au contraire, se distingue des autres par son essence, ses attributs et ses actes.
[Ne pas saisir cette nuance conduit à l’erreur et à la contradiction]
Faute de comprendre cela, beaucoup tombent dans la contradiction : tantôt ils imaginent que l’affirmation d’un dénominateur commun entraîne un anthropomorphisme illégitime, et ils s’en servent alors comme argument pour nier certains attributs, de peur des implications du tashbîh ; tantôt ils s’aperçoivent qu’il est inéluctable de reconnaître ce dénominateur, et l’invoquent, cette fois, pour prouver les attributs qu’ils admettent face aux négateurs.
[Exemples]
À cause de ces confusions, le doute est apparu sur la question suivante : l’existence du Seigneur est-elle identique à Son essence ou bien s’y ajoute-t-elle ? De même, le terme « existence »