de al-samʿ (l’ouïe) et al-baṣar (la vue), de al-samīʿ (l’Entendant) et al-baṣīr (le Voyant), ou encore de al-qudra (la puissance) ou al-qadīr (le Tout-Puissant). Ce dénominateur commun est une notion absolue et universelle qui n’appartient en propre ni à l’un ni à l’autre ; il ne crée donc aucune communauté ni dans ce qui relève de l’être contingent et créé, ni dans ce qui relève de l’Être nécessaire et éternel, car ce qui est exclusif à l’un ne saurait, par définition, être partagé par les deux.
Si, dès lors, le point commun qu’ils partagent est un attribut de perfection — telle l’existence, la vie, la science ou la puissance — et qu’il ne renvoie en rien aux propriétés particulières des créatures pas plus qu’il n’indique celles, spécifiques, du Créateur, son affirmation ne souffre absolument aucune objection. Bien au contraire, l’affirmer fait partie des exigences mêmes de l’existence : entre deux êtres existants, il doit nécessairement subsister un tel dénominateur commun, et quiconque le nie s’oblige à nier l’existence de tout ce qui existe.
C’est pourquoi, lorsque les imâms se sont aperçus que telle était, en réalité, la doctrine des Jahmites, ils les ont qualifiés