, et il leur faudrait encore se partager ce qui leur est impossible ; or, pareille impossibilité ne saurait Le concerner. Il apparaît donc que celui qui emprunte une telle voie ne fonde la négation de l’assimilation qu’en niant d’abord la corporéité ; le point de départ de sa réfutation est la négation même de toute idée de « corps ». Il s’agit là d’une autre méthode, sur laquelle nous reviendrons, si Dieu – qu’Il soit exalté – le permet.
[La voie correcte de la négation comporte : 1 – l’exclusion de tout défaut]
Nous voulons simplement montrer ici que fonder la réfutation de ce qu’il convient de nier sur la seule négation de la ressemblance est sans effet ; en effet, il n’est pas deux choses qui ne se ressemblent sous un aspect et ne divergent sous un autre. À l’inverse, asseoir la négation sur l’exclusion de toute imperfection, de tout défaut et de tout ce dont Dieu – qu’Il soit sanctifié – est pur, voilà une démarche saine.
[2 – nier l’existence d’un pareil dans les attributs de perfection]
De même, lorsque l’on affirme à Son sujet les attributs de perfection tout en niant qu’aucune autre réalité ne puisse Les Lui partager, on nie alors la similitude précisément dans ce qui Lui revient de droit ; c’est là la véritable essence du tawḥîd (l’unicité) : qu’aucune chose ne L’associe dans ce qui Lui est propre. Chaque attribut de perfection qu’Il possède Lui appartient d’une manière telle que nul ne peut prétendre Lui ressembler. C’est pourquoi la doctrine des Pieux Prédécesseurs et de leurs imâms a toujours consisté à affirmer l’ensemble des attributs par lesquels Il S’est Lui-même décrit, tout en rejetant l’idée qu’Il puisse, en aucun de ces attributs, ressembler à l’une de Ses créatures.