, estimant que celui qui les aime déteste nécessairement ‘Alî, que Dieu l’agrée, et que quiconque déteste ‘Alî est un nâsibî ; les sunnites contestent la première de ces prémisses.
Voilà pourquoi ces auteurs soutiennent qu’il est impossible que deux choses se ressemblent sous un certain aspect tout en différant sous un autre. Or la plupart des esprits raisonnables sont d’avis contraire. Nous avons développé cette question ailleurs : nous y avons exposé les arguments de ceux qui défendent l’homogénéité des corps, ceux de leurs contradicteurs, et nous y avons démontré la fausseté de la thèse de l’homogénéité.
De plus, fonder la négation de l’« assimilation » sur cette voie est une démarche infondée. Dès lors qu’ils postulent l’homogénéité des corps, ils ne repoussent l’assimilation qu’au moyen de la même preuve qui leur sert à rejeter la corporéité. Or, si l’on admet que l’assimilation implique la corporéité et que celle-ci est impossible, cela suffit à l’écarter : il n’est nul besoin d’y adjoindre la négation du terme même d’« assimilation ». Pourtant, leur rejet de la corporéité repose, en réalité, sur la négation de cette assimilation ; ils argumentent ainsi : « Si Dieu possédait telle ou telle chose, Il serait un corps ; or les corps sont homogènes, ils doivent donc partager tout ce qui leur est nécessaire ou simplement possible… »