la discussion à son sujet se mène exactement comme celle qui porte sur le Visage. Ils ajoutent parfois : « Ce que nous affirmons n’est nullement incompatible avec l’idée de corps », remarque qu’ils appliquent à l’ensemble des attributs. Or, quiconque réfléchit avec discernement constate qu’il n’existe aucune différence entre ce qu’ils nient et ce qu’ils admettent.
Réponse des affirmateurs à cette objection
Leur raisonnement à tous repose, au fond, sur deux prémisses : 1) affirmer les attributs implique la corporéité, et 2) tous les corps sont identiques. Les partisans de l’affirmation répliquent parfois en contestant la première prémisse, parfois la seconde, parfois les deux simultanément, et parfois encore en demandant des précisions.
Il ne fait aucun doute que leur principe de l’identité des corps est faux, qu’ils définissent le corps comme ce que l’on peut désigner du doigt, comme ce qui subsiste par soi, comme l’être existant, ou comme un composé de la matière première (hayûlâ) et de la forme — et ainsi de suite. Si, en revanche, ils l’entendent comme l’agrégat de substances simples tenues pour semblables, cela dépend encore de la validité de cette hypothèse et de