ou en nie l’existence, a nécessairement compris par ce terme l’un des sens possibles. Cette distinction met en évidence la contradiction de bien des gens, qu’ils nient ou qu’ils affirment les attributs divins, dans ce domaine.
[La sixième règle – Déterminer le critère permettant d’identifier les voies valides ou fallacieuses dans la négation et l’affirmation]
Sixième règle : on peut dire qu’il est indispensable, dans cette question, de disposer d’un critère qui permette de reconnaître ce qu’il est licite ou illicite d’attribuer à Allah, qu’il s’agisse de nier ou d’affirmer. Se contenter de récuser toute forme d’anthropomorphisme ou, inversement, d’affirmer sans réserve « mais sans assimilation » n’est pas fondé, car entre deux réalités il existe toujours un point commun et un point distinctif.
[Erreur consistant à fonder la négation sur la seule accusation d’anthropomorphisme]
Ainsi, si celui qui nie un attribut prétend le faire parce qu’il s’agirait d’anthropomorphisme, on lui dira : si tu entends par là une similitude totale, sous tous rapports, c’est faux. Mais si tu entends une ressemblance partielle, ou le simple partage d’une même appellation, la même objection pèsera sur tout ce que tu affirmes par ailleurs. Or votre démonstration ne vise qu’à réfuter l’anthropomorphisme entendu comme parfaite similitude : que soit possible pour l’un ce qui est possible pour l’autre, que soit impossible pour l’un ce qui est impossible pour l’autre, et que soit obligatoire pour l’un ce qui est obligatoire pour l’autre.