dans Sa création et dans Son commandement, où se manifeste Sa sagesse, ni la réalité de tout ce qui procède de Sa volonté et de Sa puissance.
Il apparaît ainsi que l’équivocité peut affecter les termes employés sous un sens commun, tout comme elle affecte les termes purement homonymes. L’ambiguïté peut certes disparaître lorsqu’un complément ou un article définisseur vient distinguer l’un des deux sens, comme dans ce verset : « Il s’y trouve des rivières d’eau. » Ici, l’eau est explicitement rattachée au Paradis, si bien que la différence entre elle et l’eau d’ici-bas devient évidente. Pourtant, la véritable nature de ce qui confère à cette eau son caractère unique nous échappe ; elle appartient, au même titre que tout ce qu’Allah a préparé pour Ses serviteurs vertueux — « ce qu’aucun œil n’a jamais vu, qu’aucune oreille n’a jamais entendu et qui n’a jamais effleuré le cœur d’un être humain » —, à l’interprétation ultime que nul ne connaît en dehors d’Allah.
De même, le contenu réel de Ses noms et de Ses attributs qui Lui sont propres — Sa réalité même —, nul ne le connaît si ce n’est Lui.