Quant à celui qu’Allah, exalté soit-Il, a guidé, il distingue les choses même lorsqu’elles se rejoignent sur certains points ; il perçoit ce qu’elles ont de commun et ce qui les sépare, leurs ressemblances comme leurs différences. Ces personnes ne se laissent pas égarer par les passages ambigus, car elles les mettent en regard des passages explicites, ceux-ci traçant nettement la frontière et la distinction nécessaires.
Il en est ainsi des formes plurielles de majesté telles que « innâ » (Nous), « naḥnu » (Nous) et autres expressions du même type. Un individu peut les employer lorsqu’il agit avec des associés ; un Souverain unique, immensément grand, peut également les employer parce qu’il possède des attributs — chacun tenant la place d’un être à part — et qu’il dispose d’auxiliaires qui lui obéissent sans être pour autant ses partenaires.
Ainsi, si le chrétien s’appuie sur la parole : « C’est Nous qui avons fait descendre le Rappel » pour conclure à la pluralité des dieux, le texte explicite — « Votre Dieu est un Dieu unique ; point de divinité en dehors de Lui, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux » — tranche définitivement la question.