[Égarement général dû aux ressemblances]
Il n’existe pas deux choses qui ne se rejoignent sur un point et ne divergent sur un autre ; il y a donc, sous un certain aspect, ressemblance entre elles, et, sous un autre, dissemblance. C’est pour cette raison que l’errance des fils d’Adam est née du phénomène de la ressemblance – l’analogie viciée, elle, ne connaît pas de limites. L’imam Aḥmad — qu’Allah lui fasse miséricorde — a dit : « La plupart des erreurs des gens proviennent de l’interprétation et de l’analogie. » L’interprétation touche aux preuves scripturaires, l’analogie aux preuves rationnelles ; et il a parfaitement raison. L’interprétation fautive ne survient qu’à propos des expressions équivoques, tandis que l’analogie fautive n’apparaît qu’à propos des concepts semblables.
[Opinions de groupes égarés pour cette raison]
Les fils d’Adam sont effectivement tombés dans la plupart des déviations visées par ces paroles. Au point que certains, parmi ceux qui se réclament de la réalisation spirituelle, du tawḥîd (l’unicité) et de la gnose, en sont venus à confondre l’existence du Seigneur avec l’existence de tout être, imaginant qu’elles ne faisaient qu’un. Ils ont ainsi déclaré que l’existence des créatures était l’essence même de l’existence du Créateur, alors qu’il n’est rien qui soit plus éloigné de ressembler à une autre chose, de s’identifier à elle, de s’unir à elle ou de s’y installer que le Créateur vis-à-vis de la créature.