qu’elles s’harmonisent entre elles, se portent mutuellement témoignage et s’impliquent réciproquement, le discours est alors homogène, tout le contraire d’un propos contradictoire où chaque partie s’oppose à l’autre.
Cette ressemblance générale ne s’oppose nullement à la cohérence générale (iḥkâm) ; elle en est même la confirmation, car un discours parfaitement construit se corrobore lui-même et ne se contredit jamais.
Il en va autrement de la cohérence particulière, qui fait face à la ressemblance particulière : celle-ci survient lorsqu’une chose ressemble à une autre sous un certain aspect tout en s’en différenciant sous un autre, au point que certains s’imaginent qu’il s’agit de la même chose, ou d’un équivalent, alors qu’il n’en est rien. L’iḥkâm consiste alors à trancher entre les deux de sorte qu’aucune confusion ne subsiste. Une telle ressemblance n’apparaît qu’en raison d’un élément commun aux deux réalités, assorti d’un facteur distinctif qui les sépare.
[La ressemblance peut être une notion relative.]
D’aucuns ne parviennent pas à opérer cette distinction et demeurent dans la confusion, tandis que d’autres y parviennent. La ressemblance qui ne se laisse pas aisément discerner relève parfois de réalités relatives et contingentes ; elle prête alors à confusion pour certains, mais pas pour d’autres.