ainsi que al-muhannad (le sabre indien). Dans le terme ṣārim, on a voulu exprimer l’idée de ṣarm – l’action de trancher –, tandis que muhannad renvoie à son attribution à l’Inde. En vérité, ces dénominations sont donc synonymes quant à l’essence, tout en différant par les attributs.
Pour illustrer cette règle, Dieu a décrit le Coran tout entier comme muḥkam (parfaitement établi) et comme mutashābih (aux versets ressemblants), alors qu’en un autre passage Il précise qu’une partie en est muḥkam et une autre mutashābih. Il faut donc distinguer l’iḥkām et le tashābuh qui englobent l’ensemble du Livre, de l’iḥkām et du tashābuh qui ne concernent qu’une partie de ses versets.
Il – exalté soit-Il – a dit : « Alif, Lām, Rā. Un Livre dont les versets sont parfaitement établis puis détaillés… » ; Il informe ici que l’ensemble de ses versets est muḥkam. Il a également dit : « Allah a fait descendre le plus beau des discours : un Livre dont les parties se ressemblent, répété… » ; Il indique par là que le Livre tout entier est mutashābih.
[Sens de « iḥkām »]
Le ḥukm est le fait de trancher entre deux choses ; le ḥākim est celui qui tranche entre deux adversaires. Quant à la ḥikmah, elle consiste à départager les choses confuses, tant dans la connaissance que dans l’action : distinguer le vrai du faux, le véridique du mensonge, l’utile du nuisible. Cela implique