168 — Il ne fait aucun doute que la louange du Seigneur et Son éloge constituent un pilier de la prière. Celle-ci n’est en effet complète qu’avec la Fâtiha, dont la première moitié est louange d’Allah, éloge de Lui et proclamation de Sa louange. Avant cela, l’invocation d’ouverture a été prescrite ; de même, la louange a été prescrite lors du redressement après l’inclinaison, et elle comporte la louange d’Allah تعالى.
169 — Un groupe d’exégètes, tels al-Tha‘labi et d’autres, a mentionné deux interprétations :
— Ils ont dit — selon la formulation d’al-Baghawi : « Et glorifie ton Seigneur par Sa louange », c’est-à-dire : prie sur l’ordre de ton Seigneur. (1)
— Et il a été dit : prie-Le en Le louant et en faisant Son éloge.
Cette première interprétation rapportée par al-Baghawi est transmise d’Abû Mâlik, l’un des successeurs, dont al-Suddi a recueilli l’exégèse provenant des compagnons d’Ibn ‘Abbâs.
170 — Ibn Abî Hâtim a rapporté, d’après Asbât, d’après al-Suddi, d’après Abû Mâlik, au sujet de Sa parole : « par Sa louange » : cela signifie : par Son ordre. (2)
L’explication en est que l’expression « par Sa louange » signifie : du fait qu’Il est digne de louange. C’est ainsi qu’a été interprétée la parole de celui qui dit : « Gloire à Allah et louange à Lui » : « Gloire à Allah ; et, conjointement à Sa louange, je Le glorifie », ou bien : « Je Le glorifie en Le louant. »