124 — Abraham et son fils Ismaël dirent :
« Seigneur, fais de nous deux des êtres soumis à Toi, et suscite de notre descendance une communauté soumise à Toi. » (La Vache, 2:128)
125 — Ils louent Allah en reconnaissance de Ses bienfaits et par adoration, comme cela a été développé dans le propos consacré à la gratitude.
126 — Exalté soit-Il, Il a fait de ceux de Ses serviteurs qu’Il a voulus des êtres dignes de louange, et Muhammad est le maître de tous ceux qui sont dignes de louange. Le nom Muhammad indique que ses qualités louables sont plus nombreuses, tandis que le nom Ahmad indique qu’il est plus digne de louange que tout autre. Le second exprime donc une supériorité, et le premier une plus grande abondance. C’est Lui, exalté soit-Il, qui l’a fait Muhammad et Ahmad ; Il mérite donc d’en être loué.
127 — La louange des habitants des cieux et de la terre n’est qu’une part de Sa louange ; car louer l’œuvre revient à louer son Auteur, de même que toute royauté n’est qu’une part de Sa royauté. À Lui appartiennent donc la royauté et la louange.
La perfection de la louange par l’affirmation de l’unicité d’Allah
128 — La louange ne s’accomplit pleinement que par l’affirmation de l’unicité d’Allah ; elle en est le pivot et le préambule. C’est pourquoi toute allocution s’ouvre par elle, puis est suivie de l’attestation de foi. Tout discours qui ne commence pas par la louange à Allah est tronqué, et tout sermon qui ne comporte pas l’attestation de foi est semblable à une main amputée.
129 — Et puisque toute louange Lui appartient… (a), à la différence du cas où l’on affirme la louange dans son genre sans exhaustivité : cela n’établit pas les attributs propres au Seigneur.
— (a) Ainsi dans l’original.