62 — Comme il est rapporté dans les Sunan d’Abû Dâwûd et d’at-Tirmidhî (1), d’après Abû Hurayra, le Prophète — que la paix et le salut d’Allah soient sur lui — a dit : « Tout sermon qui ne comporte pas l’attestation de foi est semblable à une main amputée. »
La louange est la clef de toute parole
63 — La louange est la clef de toute parole, comme il est rapporté dans les Sunan d’Abû Dâwûd (2) : le Prophète — que la paix et le salut d’Allah soient sur lui — a dit : « Toute affaire importante qui ne débute pas par la louange est tronquée. »
64 — C’est pourquoi la sunna veut que les sermons s’ouvrent par la louange, que la mention d’Allah s’achève par l’attestation de foi, puis que l’on expose ce qui nous importe.
65 — C’est également par elle que l’attestation de foi a été instituée dans la prière : elle commence par : « Les salutations appartiennent à Allah », et s’achève par : « J’atteste qu’il n’est de divinité digne d’adoration qu’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. »
66 — La Fatiha se divise en deux moitiés : une moitié pour Allah et une moitié pour le serviteur. La moitié qui revient au Seigneur commence par la louange et s’achève par l’affirmation de Son unicité : « C’est Toi seul que nous adorons. » Quant à la moitié du serviteur, elle est une invocation et commence par l’affirmation de l’unicité : « Et c’est Toi seul dont nous implorons l’aide. »
Le takbîr (la proclamation de la grandeur d’Allah), le tahlîl (l’affirmation qu’il n’est de divinité digne d’adoration qu’Allah) et le tasbîh (la proclamation de Sa transcendance) précèdent le tahmîd (la louange d’Allah)
67 — Le takbîr, le tahlîl et le tasbîh précèdent le tahmîd.