demeuraient attachés à cette sunna, comme l’ont rapporté l’imâm Aḥmad et d’autres.
Explication du talḥî
116 – Le « talḥî » n’est pas le fait de se couvrir la bouche et le nez, pratique jugée répréhensible pendant la prière ; il s’agit plutôt de serrer le turban et de le nouer sous le menton afin qu’il reste bien fixé sur la tête. On peut l’assimiler aux crochets et aux cordelettes que les soldats de notre époque utilisent pour maintenir leurs turbans.
L’essuyage sur le turban
117 – De nombreux hadiths authentiques rapportent que le Prophète ﷺ a essuyé son turban et qu’il a accordé la permission de procéder à l’essuyage sur le turban (1).
118 – ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb a même dit : « Que celui que l’essuyage sur le turban ne purifie pas ne soit pas purifié par Allah » (2).
(1) L’auteur – qu’Allah lui fasse miséricorde – écrit : « Essuyer sur le turban relève du consensus des Compagnons ; Abû Ishâq et at-Tirmidhî l’ont rapporté d’Abû Bakr et ʿUmar. Abû Ishâq ash-Shâlinjî ajoute que l’on tient ce geste de huit Compagnons : Abû Bakr, ʿUmar, ʿAlî, Saʿd ibn Abî Waqqâs, Abû Mûsâ al-Ashʿarî, Anas ibn Mâlik, ʿAbd ar-Raḥmân ibn ʿAwf et Abû ad-Dardâʾ. » Voir : Sharḥ al-ʿUmda, 1/263.
(2) Dans Sharḥ al-ʿUmda, 1/263, l’auteur rapporte cette opinion d’al-Khallâl, puis commente : « Si l’essuyage du turban n’avait pas d’effet juridique, équivalant à son absence pour la validité des ablutions – l’obligation ne portant que sur une partie de la tête –, il n’y aurait aucun intérêt à citer cet avis des Compagnons. Il aurait fallu dire qu’ils permettent simplement d’essuyer une portion du crâne. Or ils n’ont jamais évoqué cette possibilité ; comment leur attribuer ce qu’ils n’ont pas dit ? Pareillement, la parole de ʿUmar : “Qu’Allah ne purifie pas celui que l’essuyage du turban ne purifie pas” serait impensable, car l’adversaire répliquerait : “C’est l’essuyage d’une partie de la tête qui l’a purifié.” » Fin de citation.
Ce propos figure aussi dans Kanz al-ʿUmmâl, no 26999, sous la forme : « Qu’Allah ne purifie pas celui que l’essuyage du khimâr (voile) ne purifie pas », avec attribution à ʿAbbâs ar-Râfiʿî dans son fascicule (juzʾ).