80 – Il est rapporté de façon authentique dans le Ṣaḥîḥ (1) qu’il a dit : « La plus excellente prière nocturne est celle de David : il dormait la moitié de la nuit, veillait un tiers, puis redormait un sixième ; et le plus excellent jeûne est le jeûne de David : il jeûnait un jour et rompait le jeûne le jour suivant. »
81 – Il est également établi dans le Ṣaḥîḥ (2) qu’il interdit à ʿAbd Allâh ibn ʿAmr (a) de jeûner sans interruption et de veiller toute la nuit en prière, lui indiquant que le meilleur et le plus équilibré des jeûnes consiste à jeûner un jour et à manger le lendemain.
82 – Il faut donc savoir que cette voie est supérieure à ce que nombre d’anciens et de postérieurs ont pratiqué, tels que prier l’aube avec les ablutions de la dernière prière du soir pendant de longues années, observer le jeûne continu au point de ne rompre le jeûne que durant cinq jours seulement, ou encore se vouer au célibat absolu et assimilés (3).
(1) Al-Bukhari, ḥadith 1131 ; Muslim, ḥadith 1159 (189).
(2) Al-Bukhari, ḥadith 1131 ; Muslim, ḥadith 1159 (186).
(3) Remarque utile : dans la notice consacrée à Abu Bakr b. ʿAyyâsh, al-Hâfiẓ adh-Dhahabî écrit : « Plusieurs chaînes rapportent qu’Abu Bakr b. ʿAyyâsh passa près de quarante ans à achever la lecture du Coran une fois chaque jour et chaque nuit ; cette dévotion force le respect, mais suivre la sunna reste préférable, car il est authentiquement établi que le Prophète a interdit à ʿAbd Allâh b. ʿAmr de réciter le Coran en moins de trois jours et qu’il a déclaré : “N’a pas compris (le Coran) celui qui le lit en moins de trois.” » (Siyar aʿlâm an-nubalâʾ, 8/503). Dans la biographie de l’imâm Wakîʿ b. al-Jarrâḥ, il rapporte également : « Yahyâ b. Aktham a dit : “J’ai accompagné Wakîʿ en résidence comme en voyage ; il jeûnait continuellement et achevait la lecture du Coran chaque nuit.” »=
(A) Le manuscrit porte « ʿAbd Allâh b. ʿUmar » ; la correction suit les sources de vérification.