Al-ʿUbūdiyyahIbn Taimiya

par lui-même, il n’en résulterait aucun avantage. Or la révélation n’institue, parmi les évocations, que ce qui est profitable en soi, non ce dont l’utilité dépend d’autre chose.

Certains de ceux qui se sont astreints à cette formule de rappel sont, de fait, tombés dans diverses formes d’hérésie (ilḥâd) et de panthéisme (ittiḥâd), comme nous l’avons exposé en détail ailleurs.

Quant à la parole rapportée d’un maître disant : « Je crains de mourir entre la négation et l’affirmation », il s’agit d’un état qui n’est nullement digne d’être imité, tant l’erreur qu’il recèle est manifeste. En effet, si le serviteur venait à mourir dans cette condition, il ne mourrait que sur l’intention qu’il porte en lui, car les actes ne valent qu’en fonction des intentions.

Il est d’ailleurs établi que le Prophète ﷺ ordonna de souffler au mourant : « lâ ilâha illâ Allah », et il a dit : « Quiconque a pour dernières paroles : lâ ilâha illâ Allah, entrera au Paradis. » Si donc la crainte évoquée avait été fondée, on n’aurait pas soufflé au moribond une parole dont on redouterait qu’il rende l’âme au beau milieu, risquant ainsi une mauvaise fin ; on lui aurait plutôt soufflé la formule qu’ils promeuvent, à savoir la mention du Nom isolé.

Quant au rappel effectué au moyen du Nom pronominal et isolé, il est encore plus éloigné de la sunna, plus enraciné dans l’innovation blâmable (bidʿa) et plus proche de l’égarement satanique ; car celui qui dit : « Yâ Hu, yâ… »

بِنَفسِهِ وَإِلَّا لم يكن فِيهِ فَائِدَة والشريعة إِنَّمَا تشرع من الْأَذْكَار مَا يُفِيد بِنَفسِهِ لَا مَا تكون الْفَائِدَة حَاصِلَة بِغَيْرِهِ. وَقد وَقع بعض من واظب على هَذَا الذّكر فِي فنون من الْإِلْحَاد وأنواع من الِاتِّحَاد كَمَا قد بسط فِي غير هَذَا الْمَوْضُوع. وَمَا يذكر عَن بعض الشُّيُوخ من أَنه قَالَ: أَخَاف أَن أَمُوت بَين النَّفْي وَالْإِثْبَات، حَال لَا يقْتَدى فِيهَا بصاحبها فَإِن فِي ذَلِك من الْغَلَط مَا لَا خَفَاء بِهِ إِذْ لَو مَاتَ العَبْد فِي هَذِه الْحَال لم يمت إِلَّا على مَا قَصده ونواه إِذْ الْأَعْمَال بِالنِّيَّاتِ وَقد ثَبت أَن النَّبِي ﷺ أَمر يتلقين الْمَيِّت: " لَا إِلَه إِلَّا الله " وَقَالَ: " من كَانَ آخر كَلَامه: لَا إِلَه إِلَّا الله دخل الْجنَّة " وَلَو كَانَ مَا ذكره محذورا لم يلقن الْمَيِّت كلمة يخَاف أَن يَمُوت فِي أَثْنَائِهَا موتا غير مَحْمُود بل كَانَ يلقن مَا اخْتَارَهُ من ذكر الِاسْم الْمُفْرد. وَالذكر بِالِاسْمِ الْمُضمر الْمُفْرد أبعد عَن السّنة وَأدْخل فِي الْبِدْعَة وَأقرب إِلَى ضلال الشَّيْطَان فَإِن من قَالَ: يَا هُوَ يَا

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