qu’il voit par la vérité, qu’il saisit par la vérité et qu’il marche par la vérité ; il aime, parmi elles, ce qu’Allah aime, hait, parmi elles, ce qu’Allah hait, prend pour alliés, parmi elles, ceux qu’Allah prend pour alliés et combat, parmi elles, ceux qu’Allah combat. Il craint Allah à leur propos et ne les craint pas face à Allah ; il place son espérance en Allah à travers elles et n’espère pas en elles à la place d’Allah. Tel est le cœur sain, primordial, monothéiste, soumis, croyant, accompli, connaissant d’une connaissance conforme à celle des prophètes et des envoyés, réalisant leur perfection et leur tawḥîd.
Ce troisième type, à savoir le fanâʾ dans l’existence, représente en réalité l’accomplissement de la croyance des gens de Pharaon, leur conception et leur tawḥîd, tout comme chez les Qarmates et leurs semblables.
Quant au type auquel adhèrent les disciples des prophètes, il s’agit du fanâʾ louable, dont le détenteur fait partie de ceux qu’Allah a loués parmi Ses alliés pieux, Son parti victorieux et Son armée triomphante.
Les maîtres spirituels et les gens de bien n’entendent nullement par cette parole que ce que je vois de mes yeux parmi les créatures serait le Seigneur de la terre et des cieux ; une telle assertion n’émane que de celui qui est au comble de l’égarement et de la corruption, soit par corruption de l’intelligence, soit par corruption de la croyance ; il oscille alors entre la folie et l’athéisme.
Tous les maîtres auxquels on se réfère dans la religion s’accordent avec les pieux prédécesseurs et les imams de la communauté pour affirmer que le Créateur – exalté soit-Il – est distinct