les actions ne valent que par les intentions ; et chaque homme n’aura que ce qu’il a voulu. Ainsi, celui dont l’émigration était pour Allah et pour Son Messager, son émigration est bien pour Allah et pour Son Messager ; tandis que celui dont l’émigration visait un avantage de ce bas-monde à obtenir ou une femme à épouser, son émigration ne vaut que pour ce vers quoi il a émigré. »
Ce principe constitue le fondement même de la religion : dans la mesure où il est réalisé, la religion l’est tout autant. C’est pour l’établir qu’Allah a envoyé les messagers et fait descendre les Écritures ; c’est à lui que le Messager a appelé, pour lui qu’il a combattu, par lui qu’il a ordonné et vers lui qu’il a encouragé. Il est l’axe autour duquel tourne toute la religion.
Quant au shirk (l’association), il prédomine dans les âmes. Selon le hadith, il est dans cette communauté « plus imperceptible que le pas d’une fourmi ». Dans une autre tradition, Abû Bakr demanda : « Ô Messager d’Allah, comment serons-nous sauvés de lui alors qu’il est plus secret que le pas d’une fourmi ? » Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — répondit : « Je vais t’enseigner une parole ; si tu la prononces, tu seras préservé de ce qu’il comporte de subtil comme de manifeste : dis : “Ô Allah, je me réfugie auprès de Toi de T’associer sciemment, et je Te demande pardon pour ce que je ne sais pas.” »
‘Umar avait l’habitude de dire dans son invocation : « Ô Allah… »