ne serait, à leurs yeux, qu’un laisser-aller aux passions ou une familiarité présomptueuse que la seigneurie d’Allah ne saurait supporter.
C’est pour cette raison qu’il est rapporté de Dhû l-Nûn qu’alors qu’on discutait devant lui de la question de l’amour, il déclara : « Taisez-vous sur ce sujet, de peur que les âmes ne l’entendent et ne s’en attribuent la prétention. »
Aussi, plusieurs maîtres de la connaissance et du savoir refusaient-ils de fréquenter des gens qui multipliaient les discours sur l’amour sans éprouver la moindre crainte révérencielle.
Et l’un des pieux prédécesseurs a dit : « Qui adore Allah par l’amour seul est un zindîq ; qui L’adore par l’espérance seule est un murji’ ; qui L’adore par la crainte seule est un harûrî (kharijite) ; mais qui L’adore à la fois par l’amour, la crainte et l’espérance, celui-là est un croyant authentique, monothéiste. »