et son ami. C’est pourquoi ni l’un ni l’autre ne suffit à constituer l’adoration d’Allah, le Très-Haut ; il faut, au contraire, que le serviteur aime Allah plus que toute chose et Le tienne pour plus grand que tout. En vérité, nul ne mérite l’amour et la soumission absolus sinon Allah. Tout amour motivé par autre qu’Allah est un amour vicié, et toute vénération non prescrite par Allah est illégitime. Allah – exalté soit-Il – dit [24 at-Tawba] : « Dis : Si vos pères, vos fils, vos frères, vos épouses, votre clan, les biens que vous avez acquis, le commerce dont vous redoutez la mévente et les demeures où vous aimez résider vous sont plus chers qu’Allah, Son Messager et le combat dans Sa voie, alors attendez qu’Allah fasse venir Son décret… ».
Ainsi, la catégorie de l’amour revient à Allah et à Son Messager, tout comme l’obéissance ; car l’obéissance est due à Allah et à Son Messager, de même que la recherche de Leur agrément – « Allah et Son Messager sont plus en droit qu’ils cherchent à satisfaire » [62 at-Tawba] –, et l’acceptation de ce qu’Ils accordent – « S’ils s’étaient contentés de ce qu’Allah et Son Messager leur ont donné… » [59 at-Tawba].
Quant à l’adoration proprement dite et à tout ce qui lui est apparenté – la confiance totale (tawakkul), la crainte révérencielle, etc. –, elle n’appartient qu’à Allah seul, comme le dit le Très-Haut [64 Âl ʿImrân] : « Dis : Gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions qu’Allah, sans rien Lui associer, et que nul d’entre nous ne prenne d’autres qu’Allah pour seigneurs. S’ils se détournent, dites : Soyez témoins que nous sommes bel et bien soumis. »
Le Très-Haut dit encore [59 at-Tawba] : « S’ils s’étaient contentés de ce qu’Allah et Son Messager leur ont accordé et avaient dit : “Allah nous suffit ; Il nous accordera Sa faveur, ainsi que Son Messager. C’est vers Allah que vont nos aspirations.” » Le don émane donc d’Allah et de Son Messager, conformément à Sa parole [7 al-Hashr] : « Prenez donc ce que le Messager vous donne ; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous-en. » Quant à