Les hommes, sur ce point, se répartissent en degrés multiples, dont seul Allah connaît les voies.
Les créatures les plus accomplies, les plus nobles, les plus élevées, les plus proches d’Allah, les plus fermes et les mieux guidées sont celles dont la servitude envers Allah est la plus parfaite sous cet aspect.
Telle est l’essence même de la religion de l’islam : la soumission exclusive du serviteur à Allah, et à nul autre. Celui qui se soumet à Allah tout en se soumettant aussi à un autre commet le shirk (polythéisme), tandis que celui qui refuse de se soumettre à Lui fait preuve d’orgueil.
Il est rapporté dans le Sahîh, d’après le Prophète ﷺ : « N’entrera pas au Paradis celui qui porte dans son cœur le poids d’un atome d’orgueil. » De même, « Ne demeurera pas éternellement en Enfer celui qui porte dans son cœur le poids d’un atome de foi. » L’orgueil est donc placé comme l’antithèse de la foi, car il contredit la réalité de la ‘ubûdiyya (la servitude).
Il est également authentiquement rapporté que le Prophète ﷺ a dit : « Allah dit : al-‘aẓama (la grandeur) est Mon izâr (Mon voile inférieur) et al-kibriyâ’ (la majesté) est Mon ridâ’ (Mon manteau supérieur). Quiconque Me dispute l’un d’eux, Je le châtierai. » Grandeur et majesté sont en effet des prérogatives exclusives de la seigneurie ; la majesté étant d’un rang supérieur à la grandeur, elle est assimilée au manteau, tandis que la grandeur est assimilée au voile inférieur.
C’est pourquoi le signe distinctif de la prière, de l’adhân et des fêtes est le takbîr, et il est recommandé de le proclamer depuis des lieux élevés tels que Safâ et Marwa.