aucun d’entre vous tant que je ne serai pas plus cher pour lui que son enfant, son père et l’ensemble des gens. »
Il est également rapporté dans le Ṣaḥîḥ que ʿUmar ibn al-Khattâb déclara : « Ô Messager d’Allah, tu m’es plus cher que toute chose, hormis ma propre personne. » Le Prophète répondit : « Non, ô ʿUmar, pas avant que je ne t’aie été plus cher que toi-même. » ʿUmar reprit alors : « Par Allah, désormais tu m’es plus cher que moi-même. » Le Prophète conclut : « À présent, ô ʿUmar ! »
Ainsi, la véritable affection ne s’accomplit qu’en se montrant loyal envers le Bien-Aimé : aimer ce qu’il aime et détester ce qu’il déteste. Or Allah aime la foi et la piété, et Il hait la mécréance, la perversité et la désobéissance.
Il est bien connu que l’amour met en mouvement la volonté du cœur ; plus l’amour s’intensifie, plus le cœur recherche l’accomplissement de ce qui est agréé. Lorsque l’amour est complet, il engendre une résolution ferme pour obtenir ces œuvres. Si le serviteur en a la capacité, il les réalise ; s’il en est empêché mais accomplit ce qu’il peut, il recevra une récompense égale à celle de celui qui a effectivement agi, comme l’a dit le Prophète ﷺ : « Quiconque appelle à une bonne direction recevra une récompense égale à celles de tous ceux qui l’auront suivie, sans que leurs mérites ne soient diminués en rien ; et quiconque appelle à un égarement portera une charge de péchés égale à celles de tous ceux qui l’auront suivi, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. »
Il a encore dit : « Il y a, à Médine, des hommes : chaque fois que vous parcourez une distance ou traversez une vallée, ils sont avec vous. » – « Alors qu’ils demeurent à Médine ? » lui demanda-t-on. Il répondit : « Oui, ils y demeurent ; c’est l’empêchement qui les retient. »