sans droit, ils sont alors semblables à deux complices qui s’entraident pour commettre l’indécence ou détrousser les voyageurs ; chacun des deux, dominé par la passion qui l’a asservi et réduit en esclavage, devient l’esclave de l’autre.
Il en va de même de celui qui recherche la richesse : elle l’asservit et le tient captif.
Ces réalités se divisent en deux catégories :
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Ce dont le serviteur a réellement besoin, à l’instar de la nourriture, de la boisson, du logement, du mariage, etc. – il doit alors le demander à Allah et placer son désir en Lui. Chez un tel homme, la richesse n’est qu’un instrument qu’il utilise pour satisfaire sa nécessité ; elle n’a pas plus de valeur que son âne qu’il monte, le tapis sur lequel il s’assied, et même le lieu d’aisance où il se soulage : rien qui l’asservisse, de sorte qu’il n’en arrive pas à devenir « instable : lorsque le malheur le touche, il s’affole ; et lorsque le bonheur le touche, il devient avare » (19-21 al-Maʿârij).
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Ce dont le serviteur n’a pas besoin ; il ne convient pas qu’il y attache son cœur. S’il le fait, il en devient l’esclave et, peut-être, finit-il par s’en remettre à autre qu’Allah ; il ne lui reste plus alors ni la réalité de l’adoration d’Allah ni celle du tawakkul (la confiance exclusive en Lui). Une part de son adoration et une part de sa confiance se détournent vers autre qu’Allah. Celui-là entre pleinement dans cette parole du Prophète – paix et bénédictions sur lui : « Périsse l’esclave du dirham, périsse l’esclave du dînâr, périsse l’esclave du velours, périsse l’esclave de la fine étoffe ! » C’est bien l’esclave de ces choses, car s’il