L’intention de commettre le mal — fût-ce dans le seul but de le repousser — corrompt le cœur, tout comme la récolte se détériore quand les mauvaises herbes y prolifèrent.
Aussi le Très-Haut a-t-Il dit [9-10 ash-Shams] : « A certes réussi celui qui l’a purifiée, et a perdu celui qui l’a avilie. » Il a dit également [14-15 al-Aʿlâ] : « A certes réussi celui qui se purifie, qui se rappelle le Nom de son Seigneur et accomplit la prière. » Il a encore dit [30 an-Nûr] : « Dis aux croyants de baisser leurs regards et de préserver leur chasteté ; cela est plus pur pour eux. » Et Il a dit [21 an-Nûr] : « N’eût été la faveur d’Allah sur vous et Sa miséricorde, nul d’entre vous n’aurait jamais pu se purifier. »
Ainsi — exalté soit-Il — déclare-t-Il que le fait de baisser le regard et de garder sa chasteté constitue la plus puissante purification de l’âme. Il montre également que l’abandon des turpitudes fait partie intégrante de cette purification : car purifier son âme implique la disparition de tous les maux — turpitudes, injustice, association, mensonge et consorts.
De même, celui qui recherche la préséance et la domination sur terre voit son cœur asservi à ceux qui l’aident à les obtenir ; extérieurement chef et personne obéie, il n’en reste pas moins, en réalité, dépendant d’eux : il place ses espoirs en eux, les craint, leur concède biens et fonctions, et ferme les yeux sur leurs exactions afin qu’ils lui obéissent et le soutiennent. En apparence, il est un dirigeant suivi ; en vérité, il est leur serviteur docile.
En définitive, chacun des deux se trouve asservi à l’autre et tous deux se détournent de la véritable adoration d’Allah. Et si leur entraide vise la domination sur terre