Parmi les invocations de Moïse figure celle-ci :
« Allâhumma laka al-ḥamd (Ô Allah, à Toi la louange), wa ilayka al-mushtakâ (vers Toi se tourne la plainte) ; wa anta al-mustaʿân (c’est Toi qu’on implore pour l’aide) ; wa bika al-mustaghâth (c’est auprès de Toi que l’on cherche secours) ; wa ʿalayka at-tuklân (sur Toi repose la confiance) ; wa lâ ḥawla wa lâ quwwata illâ bik (il n’est de puissance ni de force si ce n’est par Toi). »
Quant à l’invocation que le Prophète — qu’Allah le bénisse et le salue — prononça lorsque les gens de Ṭâʾif lui firent subir ce qu’ils lui firent subir, elle est rapportée ainsi :
« Allâhumma ilayka ashkû ḍaʿfa quwwatî wa qillata ḥîlatî wa hawânî ʿalâ n-nâs (Ô Allah, c’est à Toi que je me plains de la faiblesse de ma force, du peu de mes moyens et de l’humiliation que je subis de la part des gens).
Yâ arḥama ar-râḥimîn, anta Rabb al-mustadʿafîn wa anta Rabbî (Ô Toi le plus Miséricordieux des miséricordieux, Tu es le Seigneur des opprimés et Tu es mon Seigneur).
Allâhumma ilâ man takilunî ? Ilâ baʿîdin yatajahhamunî am ilâ ʿaduwwin mallaktahu amrî ? (Ô Allah, vers qui m’abandonnes-Tu ? Vers un étranger qui m’accueillerait avec rudesse, ou vers un ennemi à qui Tu as livré mon sort ?)
In lam yakun bika ghaḍabun ʿalayya falâ ubâlî, ghayra anna ʿâfiyataka awsaʿu lî (S’il ne s’agit pas d’une colère venant de Toi à mon encontre, je ne m’en soucie guère ; toutefois Ta protection m’est plus large encore).
Aʿûdhu binûri wajhik alladhî ashraqat bihî aẓ-ẓulumât wa ṣaluḥa ʿalayhi amru d-dunyâ wa l-âkhira (Je cherche refuge dans la lumière de Ton Visage, par laquelle les ténèbres se sont illuminées et grâce à laquelle les affaires de ce bas-monde et de l’Au-delà ont été rectifiées) contre le fait que Ton courroux s’abatte sur moi ou que Ta colère me touche (an yanzila bî sakhaṭuk aw yaḥulla ʿalayya ghaḍabuk).
Laka al-ʿutbâ ḥattâ tarḍâ (À Toi l’abandon et la résignation jusqu’à ce que Tu sois satisfait).
Fa lâ ḥawla wa lâ quwwata illâ billâh (Il n’est de puissance ni de force si ce n’est par Allah). »
Dans certaines versions, on lit : « wa lâ ḥawla wa lâ quwwata illâ bik (il n’est de puissance ni de force si ce n’est par Toi). »
Chaque fois que se renforce l’espérance ardente qu’un serviteur place dans la faveur et la miséricorde d’Allah, et qu’il compte sur Lui pour satisfaire son besoin et repousser sa détresse, sa servitude envers Lui s’affermit et sa liberté à l’égard de tout ce qui n’est pas Lui grandit. De même que la convoitise qu’il nourrit à l’endroit d’une créature le rend esclave de celle-ci, le fait de désespérer d’elle enrichit son cœur et le met à l’abri du besoin.