d’Allah se leva pour L’invoquer. »
Il dit encore [23 Al-Baqarah] : « Et si vous êtes dans le doute au sujet de ce que Nous avons fait descendre sur Notre serviteur… »
Il dit [10 An-Najm] : « Puis Il révéla à Son serviteur ce qu’Il révéla. »
Il dit [6 Al-Insân] : « Une source dont boivent les serviteurs d’Allah. »
Il dit [63 Al-Furqân] : « Les serviteurs du Tout-Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur la terre. »
Des passages de cette teneur sont nombreux et variés dans le Coran.
Section : Du mérite comparé selon la foi
Une fois cela établi, il est clair que les hommes se distinguent grandement dans ce domaine : ils diffèrent quant à la réalité même de la foi. Ils se divisent, à cet égard, entre gens du commun et privilégiés ; de là résulte, pour eux, une ulûhiyya (droit divin à être adoré) qui possède un aspect général et un aspect particulier.
C’est pour cette raison que le polythéisme (shirk) dans cette communauté est « plus subtil que la trace d’une fourmi ». Dans le Ṣaḥîḥ, il est rapporté que le Prophète ﷺ a dit : « Malheur à l’esclave du dirham, malheur à l’esclave du dînâr, malheur à l’esclave de la couverture, malheur à l’esclave du manteau à carreaux ; qu’il périsse et se renverse ! Et si une écharde le pique, qu’il ne s’en relève pas ! S’il reçoit, il se satisfait ; mais s’il n’obtient rien, il se fâche. »
Ainsi, le Prophète ﷺ l’a qualifié d’esclave du dirham, d’esclave du dînâr, d’esclave de la couverture et d’esclave du manteau à carreaux. Il y a joint à la fois une invocation et une information, lorsqu’il a dit : « Qu’il périsse et se renverse ! Et si une écharde le pique, qu’il ne s’en relève pas ! » Le « naqqš » désigne l’extraction de l’épine du pied, et le « manqâš » est l’instrument par lequel on la retire.
Tel est l’état de celui qui, lorsqu’un malheur le frappe, n’en sort pas et ne réussit point, parce qu’il