dans Sa parole [9 : 60] : « Les aumônes ne sont destinées qu’aux pauvres et aux indigents », ils se trouvent alors répartis en deux catégories distinctes.
On a soutenu que le particulier coordonné au général n’entre pas dans le champ du général lorsque les deux sont associés, et qu’il relève, de ce fait, du procédé évoqué plus haut. Toutefois, l’examen attentif montre que cette conclusion n’est nullement impérative. Le Très-Haut dit [2 : 98] : « Quiconque est ennemi d’Allah, de Ses anges, de Ses messagers, de Gabriel et de Mikaël… » ; et Il dit encore [33 : 7] : « Lorsque Nous avons pris des prophètes leur engagement, et de toi, de Noé, d’Abraham, de Moïse et de Jésus fils de Marie… ».
La mention d’un élément particulier aux côtés d’un terme général répond, en réalité, à des considérations diverses. Tantôt parce que ce particulier possède une singularité que ne partagent pas les autres membres de la catégorie, comme c’est le cas pour Noé, Abraham, Moïse et Jésus ; tantôt parce que le vocable général présente une telle amplitude que la portée universelle risquerait de ne pas être perçue, ainsi que le montre ce passage [2 : 2-4] : « … une direction pour les pieux : ceux qui croient à l’invisible, accomplissent la prière et dépensent de ce que Nous leur avons accordé, et ceux qui croient à ce qui t’a été révélé et à ce qui a été révélé avant toi ». L’énoncé « ils croient à l’invisible » englobe bien l’ensemble des réalités invisibles auxquelles la foi est requise, mais il demeure sommaire ; il ne précise pas que, parmi cet invisible, se trouve « ce qui t’a été révélé et ce qui a été révélé avant toi ». Il se peut également que l’intention soit de montrer qu’ils croient, d’une part, à la réalité relatée — l’invisible — et, d’autre part, au support de cette information, à savoir « ce qui t’a été révélé et ce qui a été révélé avant toi ».
Relève du même procédé Sa parole [29 : 45] : « Récite ce qui t’a été révélé du Livre et accomplis la prière », ainsi que Sa parole [7 : 170] : « Ceux qui s’attachent fermement… »