Parmi eux, il est un groupe qui délaisse les actes recommandés sans pour autant abandonner les obligations ; leur rang en est diminué d’autant.
Un autre groupe se laisse abuser par ce qui leur échoit comme phénomènes sortant de l’ordinaire — dévoilations spirituelles, invocation exaucée de manière extraordinaire, etc. — au point que l’un d’eux se détourne, pour ces choses-là, des prescriptions divines : adoration, gratitude et autres devoirs.
De tels événements surviennent fréquemment à ceux qui cheminent vers Allah. Le serviteur ne s’en préserve qu’en s’attachant en tout temps à l’ordre d’Allah révélé par Son Messager, comme le disait az-Zuhrî : « Nos prédécesseurs soutenaient : s’agripper à la sunna est un salut. » En effet, la sunna, selon l’imâm Mâlik (m. 179 H), « ressemble à l’arche de Noé : qui y monte est sauvé, qui s’en détourne se noie ».
Les termes adoration, obéissance, droiture, persévérance sur le droit chemin, etc., renvoient tous à une même réalité fondée sur deux principes :
- N’adorer qu’Allah seul.
- Ne L’adorer que selon ce qu’Il a ordonné et légiféré, sans suivre passions, conjectures ni innovations (bidʿa).
Le Très-Haut dit [18 : 110] : « Quiconque espère rencontrer son Seigneur qu’il accomplisse une œuvre vertueuse et n’associe personne à l’adoration de son Seigneur. »
Il dit aussi [2 : 112] : « Bien au contraire, quiconque remet son visage à Allah tout en étant bienfaisant trouvera sa récompense auprès de son Seigneur ; nulle crainte pour eux, et ils ne seront point affligés. »
Et le Très-Haut dit encore [4 : 125] : « Qui donc a meilleure religion que celui qui soumet son être à Allah, tout en étant bienfaisant, et qui suit la voie d’Ibrâhîm, le monothéiste pur ? Allah prit Ibrâhîm pour intime ami. »