Il répondit, qu’Allah lui fasse miséricorde :
L’adoration est un terme englobant tout ce qu’Allah aime et agrée, qu’il s’agisse de paroles ou d’actes, intérieurs ou extérieurs. Relèvent donc de l’adoration : la prière, l’aumône légale, le jeûne, le pèlerinage, la véracité dans la parole, l’acquittement des dépôts confiés, la bienfaisance envers les parents, le maintien des liens de parenté, la fidélité aux engagements, l’ordre du convenable et l’interdiction du blâmable, le combat contre les mécréants et les hypocrites, la bonté envers le voisin, l’orphelin, l’indigent, le voyageur, l’esclave d’entre les fils d’Adam ainsi qu’envers les animaux, l’invocation, l’évocation d’Allah, la récitation (du Coran) et tout ce qui leur est semblable.
De même, l’amour d’Allah et de Son Messager, la crainte révérencielle d’Allah, le retour repentant vers Lui, la sincérité exclusive dans la religion qui Lui est vouée, la patience face à Ses jugements, la gratitude pour Ses bienfaits, l’agrément de Son décret, la confiance placée en Lui, l’espoir en Sa miséricorde, la crainte de Son châtiment, et tout ce qui s’y rapporte, font partie de l’adoration vouée à Allah.
En effet, l’adoration d’Allah constitue la finalité qu’Il aime et agrée, celle pour laquelle Il a créé les créatures, comme Il – exalté soit-Il – a dit [56 adh-Dhâriyât] : « Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. »
C’est pour cette raison qu’Il a envoyé l’ensemble des Messagers, ainsi que Noé le dit à son peuple [59 al-A‘râf] : « Adorez Allah ; vous n’avez d’autre divinité que Lui. »
De même l’ont proclamé Hûd, Sâlih, Shu‘ayb et d’autres à leurs peuples. Le Très-Haut dit encore [36 an-Nahl] : « Nous avons certes envoyé dans chaque communauté un Messager, (qui disait) : “Adorez Allah et évitez… »