se taisent ; quant à moi, une lucarne s’est ouverte pour moi dans ce domaine ; j’ai alors défié les décrets du Vrai, par la vérité et pour la Vérité. L’homme véritable est celui qui se dresse contre le décret, non celui qui s’y conforme.)
Or, ce que le shaykh — qu’Allah sanctifie son secret — a ainsi évoqué est exactement ce qu’Allah et Son Messager ont prescrit. Toutefois, beaucoup d’hommes s’y sont trompés : ils constatent que tel ou tel péché est décrété pour l’un d’eux, ou que tel acte de désobéissance — voire même la mécréance — est décrété pour d’autres, puis ils attestent que tout cela se produit par la volonté, le jugement et le décret d’Allah, qu’il relève de Sa seigneurie et répond à Son vouloir. Ils en concluent alors que s’y résigner, y consentir et s’en satisfaire constituent une religion, une voie spirituelle, une adoration. Ce faisant, ils rejoignent l’attitude des polythéistes qui ont dit [6 :148, al-Anʿâm] : « Si Allah avait voulu, nous ne Lui aurions jamais donné d’associés, pas plus que nos pères, et nous n’aurions interdit quoi que ce soit » ; qui ont dit encore [36 :47, Yâ-Sîn] : « Allons-nous nourrir celui qu’Allah, s’Il avait voulu, aurait nourri ? » ; et [43 :20, az-Zukhruf] : « Si le Tout-Miséricordieux avait voulu, nous ne les aurions pas adorés. »
S’ils avaient été guidés, ils sauraient que, s’agissant du décret, il nous est ordonné d’en être satisfaits et de patienter face à ses conséquences lorsqu’il s’agit des épreuves qui nous atteignent : pauvreté, maladie, peur, etc. Allah — exalté soit-Il — dit [64 :11, at-Taghâbun] : « Nul malheur n’atteint… »