et cette adoration est celle qu’Allah aime et agrée ; c’est par elle qu’Il a qualifié les élus parmi Ses serviteurs et c’est pour elle qu’Il a envoyé Ses messagers.
Quant au terme ʿabd au sens de créature assujettie, qu’il l’admette ou qu’il le nie, cette réalité est partagée aussi bien par le croyant que par le mécréant.
C’est en distinguant ces deux acceptions que l’on saisit la différence entre, d’une part, les vérités religieuses qui relèvent de l’adoration d’Allah, de Sa religion et de Son commandement législatif — vérités qu’Il aime, qu’Il agrée, pour lesquelles Il prend leurs partisans pour alliés et qu’Il honore de Son Paradis — et, d’autre part, les vérités cosmiques communes au croyant et au mécréant, au vertueux comme au pervers. Quiconque se contente de ces dernières sans suivre les vérités religieuses se range parmi les adeptes d’Iblîs le maudit et les négateurs du Seigneur des mondes.
Celui qui, dans ces vérités, se limite à certains points à l’exclusion d’autres, ou ne les réalise qu’à un degré, dans une station ou un état plutôt qu’un autre, voit sa foi et son alliance envers Allah diminuer à proportion de ce qui lui manque en vérités religieuses.
Il s’agit là d’un domaine considérable où beaucoup se sont trompés et où la confusion est grande chez les cheminants ; tant et si bien que s’y sont laissés prendre, parmi les plus éminents maîtres se réclamant de la réalisation, du tawḥîd et de la gnose, un nombre que seul Allah — Lui qui connaît le secret et ce qui est apparent — pourrait dénombrer.
C’est à cela que fit allusion le shaykh ʿAbd al-Qâdir — qu’Allah sanctifie son secret — dans le propos rapporté de lui, où il explique que nombre d’hommes (lorsqu’ils parviennent au décret