l-ʿaẓîm ; subḥâna rabbî l-aʿlâ ; samiʿa Llâhu liman ḥamida ; rabbanâ wa laka l-ḥamd ; at-taḥiyyātu li-llâh », ainsi que la proclamation du pèlerin : « labbayka llâhumma labbayk », et toutes les formules analogues.
Il en ressort que tout rappel qu’Allah a légiféré n’est jamais qu’une parole complète ; il ne s’agit ni d’un nom isolé, ni d’un pronom explicite ou implicite.
Tel est précisément ce que la langue arabe appelle kalima (« parole »), comme dans ce ḥadith : « Deux paroles, légères sur la langue, lourdes dans la balance, chéries du Tout-Miséricordieux : subḥâna Llâhi wa bi-ḥamdih, subḥâna Llâhi l-ʿaẓîm. » De même, dans cette autre parole : « La meilleure parole qu’ait dite un poète est celle de Labîd : “En vérité, tout ce qui n’est pas Allah est vanité.” » Il en va encore ainsi dans la Parole divine [5 al-Kahf] : « Quelle parole énorme sort de leurs bouches ! » et dans Sa Parole [115 al-Anʿâm] : « La Parole de ton Seigneur s’est accomplie en toute vérité et équité. »
Partout où le terme kalima est employé dans le Livre, la Sunna ou l’ensemble du discours des Arabes, c’est bien la phrase complète qui est visée.